Notes pour le Bès


- Note 01 :retour

La Guisane

- La vallée de la Guisane est une vallée glacière en auge, rectiligne sur 25 km et orientée du nord-ouest vers sud-est. Sur le versant ubac, se trouvent, dans la partie supérieure la dernière ligne de crêtes cristallines du massif de l'Oisans (Combeynot, Agneaux et Dôme du Monêtier), puis les sommets du système anticlinal du Briançonnais (Grand Pré, Serre-Chevalier et Prorel). Dans cette zone, il est fréquent de trouver des filons de charbon **. Sur le versant adret, se trouve une ligne de sommets de type des Domolites en calcaire et quartzite (Grand Galibier, Aiguille du Lauzet et Aréa).
De type glacière, la Guisane fournit à la Durance la principale partie de son eau, bien que l'étendue des glaciers est fortement diminuée au cours de notre période de réchauffement depuis le "petit âge glacière" (1600-1830). La puissance de la Guisane était utilisée par de nombreux moulins, soit avec des grandes roues directement dans la rivière (comme à Villeneuve), soit par un canal nommée "buallière" qui amenait l'eau dans le bâtiment (comme pour les scieries des Fine à Moulin Baron).
Protégée des vents humides des perturbations de l'ouest par le Massif de l'Oisans, le climat est sec, surtout l'hiver. Longtemps, le soleil brillait 300 jours par an. Malheureusement, le réchauffement général entraîne une modification de la position des anticyclones et actuellement la fréquence des perturbations venant du sud et de l'est qui apportent de l'humidité a légèrement augmentée.

** Les gens du Bès ramassaient la poussière de ce charbon, qui mélangée avec un petit peu d'eau, faisait une pâte, appelée "pétri", qui était posée dans le poêle sur une flambée de bois et qui pouvait se consumer lentement toute la nuit..


- Note 02 : retour

Joseph Béguier

- Joseph Béguier, habitant le Bès, avait malheureusement tiré un mauvais numéro lors de sa conscription en 1874 (Depuis la guerre de 1870, les bons numéros ne faisaient qu'un an de service, les mauvais cinq). Il fut envoyer au Vietnam et participa à la conquête du Tonkin. A son retour, l'armée proposait aux hommes de rester dans la gendarmerie. Il fut donc recruter, avec la plupart de ses anciens camarades, dans une unité de gendarmerie mobile chargée de surveiller la construction des lignes de chemins de fer, notamment celle du col de Cabre entre Valence et Veynes et celle de Saint Gingolph entre Evian et Monthey. Peut-être, lui et ses camarades, se sont ils vantés de leurs anciennes conquêtes dans les bars de Saint Gingolph, mais il est étonnant que cette voie s'appelle "la ligne du Tonkin". Il termina comme gendarme à Abondance puis à Saint Bonnet.


- Note 11 retour

An 2000

- Pour le passage en l'an 2000, les habitants du Bez ont reçu en "cadeau" de la municipalité une zone d'urbanisation autour du vieux village, avec la construction d'immeubles de logements de vacances dans la zone des jardins, et d'un grand village pour un club de vacances, le tout créant des milliers de lits. Les magnifiques champs à fourrage patiemment entretenus depuis des générations, ne pourront plus fournir de foin pour l'élevage des brebis.


- Note 22 : retour

- Il était estimé à l'époque que pour survivre, une famille devait avoir une vache pour deux personnes.


- Note 23 : retour

- Le four banal, ainsi que quelques chapelles, notamment la chapelle Sainte Elizabeth, sur la route de Fréjus était administré par un ou deux "procureurs" élus à main levée dans le courant de chaque mois de mai. Cette tradition s'est perpétuée jusqu'en mai 1959. Actuellemnt le four banal a été remis en état de fonctionner par un groupe de volontaires, et la chapelle sainte Elizabeth est administrée par deux procureurs cooptés par la population du Bès.


- Note 24 : retour

Saint Eldrade (Novalèse)

- Plusieurs chapelles sont dédiées à Saint Eldrade qui avait été envoyé, au XVº siècle, par l'abbaye de la Novalèse, pour diminuer les effets dus aux vipères.


- Note 29 : retour

Steyr Puch Haflinger

- Pour surveiller les terrains d'altitude, un petit véhicule tous-terrains Steyr-Puch Haflinger est utilisé. Ses dimensions (285x135 cm2) et son poids (700 kg), ainsi que toutes les possibilités de blocage des différentiels, les grands débattements et une imposante garde au sol, font de lui le meilleur franchisseur en tous-terrains. Ce véhicule construit à 16000 exemplaires entre 1958 et 1974, détient le record d'altitude des véhicules terrestres (5680 m) lors d'une expédition sur les volcans du désert d'Atacama dans les Andes chiliennes en 1961.

Steyr Daimler Puch All Wheel Drives
Haflinger Club of Great Britain
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Pièces détachées
Accueil Pinzgauer et Haflinger
Une halte avant de continuer la montée vers le dernier terrain.


- Note 31 : retour

Erreurs dans la transcription des noms de lieux

Après la fin de la guerre de 1870, de nombreux changements sont intervenus dans l'organisation de l'armée. A cette époque fut changé le mode conscription. Les cartes d'état-major ont toutes été refaites, et de nombreuses fautes ou erreurs de transcription sont apparus. Ainsi le Bès fut changé en Bez, et le Grand Arca en Grand Aréa.


Cette page, réalisée en mars 1997, a été améliorée en juillet 2000. Tous les commentaires ou rectifications sont les bienvenus à l'adresse :michel.demoulin@wanadoo.fr